Le blogue est répandu. Le blogue est à la mode. Le blogue est un outil de travail, mais il est aussi un outil de divertissement. Dans celui de Patricia Tadros, en date du 21 février 2010, il est question de cette invention du monde technologique de la fin du 20e siècle et de son utilité pour les journalistes osant être à la page. Son opinion, quoique très bien appuyé par une argumentation solide et bien documentée, m’a portée à réfléchir un peu plus sur cette technologie, son utilisation par le public en général et son efficacité réelle dans le monde de la communication, spécialement chez les journalistes. Je tenterai donc, dans les prochaines lignes, d’apporter quelques éléments d’opposition pour étayer ma pensée par rapport à son point de vue.
Le blogue est un lieu d’expression de l’internaute actif. Un lieu d’expression diversifié : les thèmes peuvent être personnels, tel un journal intime, ou d’aspect public, portant sur la politique, l’environnement, la santé, bref tout sujet d’enjeu public. Il est constitué « d’entrées » ou de « billets » (Gloaguen, 2004; cité par Tadros). Chacune des publications est datée et présentée de la plus récente à la plus ancienne (antéchronologique) et est archivée pour consultation ultérieure pour tout visiteur ou abonné du blogue. Chacune de ces publications peut être commentée par les visiteurs ou les abonnés, chacun pouvant alors s’exprimer sur le sujet exposé ou compléter la discussion. Le blogue « peut être mono ou multithématique, personnel, associatif ou professionnel, d’un auteur unique ou collaboratif » (Id., 2004; cité par Tadros). Les blogues sont gratuits et faciles d’utilisation et, ensemble, ils forment ce qu’il est convenu d’appeler la blogosphère.
L’auteure, dans son texte sur le blogue, affirme que celui-ci est un outil essentiel pour le journaliste, une « plus value ». Si plusieurs arguments sont convaincants et réalistes, ils ne sont pas à toute épreuve. De même, les citoyens ne sont pas nécessairement tous et en toutes circonstances bien servis par l’outil blogue. Voyons les principaux arguments de Tadros et quelles en sont leurs limites.
Premier argument : « Les blogues créent un lien entre le journaliste et le citoyen. »
Il va sans dire, il s'agit là d'un argument qui se veut « béton ». En effet, le blogue est une occasion supplémentaire, facilitante, pour que le citoyen puisse communiquer avec le journaliste. Il s’ajoute à la lettre manuscrite, au téléphone et l'adresse courriel (rares sont les journalistes dont l'adresse courriel personnelle ne figure pas en tête de son article ou au bas de l'écran de télé). Contrairement aux deux premiers moyens, le blogue est moins engageant, moins accaparant, car l’interaction est asynchrone, tout comme le courriel. Celui-ci étant accessible au public depuis quelques années déjà, le blogue n'est donc pas un outil de communication d'absolue nécessité afin de créer ce lien ou de le maintenir. Autrement dit, avant son utilisation répandue, le public pouvait déjà réagir aux articles des journalistes, apporter des correctifs et donner son point de vue. Tout comme le courriel, le blogue permet au journaliste de revenir plus tard aux commentaires des lecteurs. S’il trouve le temps, bien sûr, ce qui semble de plus en plus rare chez les membres de cette institution. Car pour l'un comme pour l'autre, rien n'oblige le journaliste à tout lire et à répondre à tous. Je peux affirmer, par expérience, avoir vu des journalistes supprimer en bloc les courriels reçus et privilégier le téléphone. Comme si l'effort que représente l'appel téléphonique de nos jours rendrait à ce vieil outil son importance dans la communication, le courriel étant devenu trop facile et trop imprécis (un courriel dont l'adresse est par exemple « slicedeconcombre@hotmail.com » et non signé n'a rien de très crédible).
Comme dans bien d’autres domaines, les coupures de postes ont rendu les tâches des journalistes plus lourdes. Avec les déclinaisons multiplateformes, le temps est encore plus restreint. « [Les nouveaux journalistes] doivent être rapides, maîtriser tous les sujets, pondre deux à trois articles par jour, sinon plus. Et alors que leurs prédécesseurs travaillaient pour un seul média, eux doivent alimenter plusieurs plateformes » (Houdassine, 2009). C'est ainsi qu'Ismaël Houdassine décrit les nouveaux métiers du journalisme, dans l'édition d'octobre 2009 du Trente. Le temps dévolu aux contacts réels avec le public ne peut donc pas être plus grand qu’avant et la discussion bonifiée. Si des chroniqueurs ou des journalistes d'opinion s'inspirent des commentaires des lecteurs pour relancer leur écriture, il serait étonnant que cette façon de faire soit systématique. À moins, bien sûr, que des recherchistes puissent inclure la lecture des commentaires dans leurs tâches. Parfois, les journalistes ont aussi affaire à des personnes dont le taux de patience envers diverses irrégularités du monde est à son plus bas niveau et qui trouvent ainsi une tribune pour crier leur ras-le-bol. Certains de ces internautes sont tellement actifs qu'ils envahissent les blogues de multiples commentaires pas toujours pertinents ni constructifs. Patrick Lagacé rapporte ce fait sur son propre blogue : « Onze messages, ça bat presque Daniel Thiboutot, alias BigDan ou Jello0333, un autre sympathique internaute qui croit qu'Internet haute vitesse n'a qu'une seule fonction, dans la vie : inonder le blogueur de Cyberpresse de ces judicieuses opinions non-sollicitées. » (Lagacé, 2007) Dans les mots « judicieuses opinions non-sollicitées » transparaît également un état d'esprit où la profusion des commentaires a vite tôt fait de rendre leur lecture astreignante et inutile.
Deuxième argument : « Le blogue du journaliste devrait permettre à celui-ci d’écrire et de mettre en ligne des choses dont il n’a pas eu le temps de parler dans son journal […] ».
Avant de poursuivre, je dois être claire et mettre une chose au point : en communication publique, on ne peut pas être contre la technologie. Il faut être là où se tient le public potentiel, le public cible, la discussion citoyenne. Le blogue est en effet un outil positif pour le journaliste afin de, par exemple, compléter ses textes et réagir avec les lecteurs. Je ne m'en cache pas : j'en lis. Cependant, dans certains médias ou chez certains journalistes, la réalité est bien différente. Ces blogues sont souvent le pendant Web des pages d’humeur qu'ils écrivent dans les médias traditionnels, du genre « mon commentaire », « mon opinion », « mon éditorial ». Les journaux et les médias électroniques en sont remplis et le blogue en est souvent une extension. Pour une Chantale Hébert il y en a bien deux qui n’apportent pas beaucoup à l’information publique. Pourtant, à mon sens, apporter des faits et contribuer aux débats est le rôle premier du journalisme : « À la base, le journaliste est avant tout un témoin qui rapporte le plus fidèlement possible les faits importants de la vie de notre société » (FPJQ, 2010).
Troisième argument : « [Le blogue est] un excellent moyen de fidéliser un public ».
Poussons un peu la réflexion… Le public se fidélise-t-il grâce au blogue où le public des blogue n’est-il pas un public déjà « fana », déjà fidèle au journaliste par le quotidien, l’hebdo, l'émission de radio ou de télé? À moins d’être un média pur « www », il est permis de croire que le blogue ne crée pas la fidélisation, mais contribue certes à la maintenir. Je suis plutôt d’avis que le lecteur assidu d’un journaliste dans son média traditionnel aura tendance à le suivre aussi sur le Web. Fidéliser, c’est selon le Petit Robert, « rendre (le consommateur) attaché à son produit » (Rey-Debove et Rey, 2002:1064). Pour avoir le goût de lire un blogue et de le commenter, il faut déjà être « attaché » au produit journalistique qu’il contient et à l'auteur des textes.
Les blogueurs et le débat public
Le plus intéressant maintenant que tout ceci est dit, à mon sens, c’est de se tourner en premier lieu du côté du public, des blogues citoyens et de leur utilité réelle pour les journalistes. Plusieurs questions m’assaillent : Quelle est la pertinence de la contribution citoyenne dans la profusion d’informations de toutes sortes sur le Web et ailleurs? Qu’apporte réellement le blogue pour le citoyen? La minute de gloire? « Mon film à moi»? Pour les journalistes, que peuvent leur apporter réellement les blogues? Rares sont les blogues citoyens qui citent leurs sources. Comment donc être sûr des affirmations? Les dérapages sont toujours possibles. Enfin, le débat public, à travers tout cela, s’en trouve-t-il vraiment aidé?
Ce sont beaucoup de questions en même temps, mais regardons d'abord du côté du public. Il y a des dizaines de millions de blogues sur le Net (Lapointe et Drouin, 2007) et la majorité d'entre eux n'a pas de réel intérêt pour le débat public. « Most bloggers are folks for whom the format is fun, easy way to create a personal journal for their own enjoyment or that of their family and friends. Enhancing democracy is not high on the agenda. » (Singer, 2006 : 23) Si, disons (je ne saurais dire la proportion exacte), 95 % à 98 % des blogueurs sont des blogueurs « du dimanche », il est également possible que les commentaires sur les blogues des journalistes soient à 95 % non pertinents, ce qui ajoute à l'exaspération si ces derniers en ont 50 à lire pour une seule publication. Cela nous ramène à la saute d'humeur de Patrick Lagacé...
En fait, que tout un chacun donne son opinion sur un sujet n’apporte pas beaucoup au débat public, en soi. Le Meur affirme même que « une grande quantité d'information diffusée sur les blogs est de mauvaise qualité, biaisée, mal écrite et dangereuse pour ses lecteurs » (Le Meur, 2007 : 146). Si on excepte tous les blogues à caractère personnel portant sur des sujets inoffensifs, une bonne part de ceux qui s'expriment sur des sujets d'actualité sont conçus d'information non vérifiée, si ce n'est de rumeurs. Pourtant, selon Lazar, « la rumeur peut être considérée comme une forme active de la communication sociale; elle exprime les inquiétudes et les angoisses d'une partie du public face à la manipulation de l'information » (Lazar, 1995 : 55). La rumeur est donc normale, car « l'opinion publique [même si la première source est le plus souvent les médias traditionnels] a toujours été structurée par les canaux parallèles » (Id., 1995 : 55), dont font partie les blogues. En fait, les blogues remplacent aujourd'hui « la conversation », pour ne pas dire « le potinage », par moment. Le débat et la formation de l'opinion publique, qui à la fin provoquent les changements dans une démocratie, prennent donc leur source dans les médias. Les sujets sont ensuite discutés de façon interindividuelle puis débattus en groupe. C'est exactement ce qui se passe sur les blogues les plus courus, qui ne sont pas la majorité, rappelons-le. Il est intéressant de constater que les blogues subissent la même dynamique du groupe que lors de discussions en face à face. Les arguments sont exposés, débattus et une solution de consensus est habituellement envisagée pour le bien-être du groupe. On retrouve souvent ce même processus dans les commentaires des blogues.
Jusque là, de ce point de vue, rien ne permet d'affirmer que les blogues sont plus importants pour le débat public que les conversations de visu entre individus. Ce processus est normal; il tend seulement à changer de lieu commun, d'« arène », pour utiliser un terme à la mode en communication. Cela dit, rien ne permet d'affirmer en l'occurrence que ces discussions en ligne ont plus d'impact sur l'évolution de la démocratie. Ils ne sont pas non plus une source suffisamment importante pour le journaliste. Le citoyen s’exprime, mais il est peu entendu, ou du moins de façon limitée. En effet « s’il est des blogs qui « réussissent », la grande majorité d’entre eux « échouent » à produire un engagement réciproque et durable de l’auteur et de son public » (Cardon et Delaunay-Teterel, 2006). Le citoyen peut former un groupe autour de lui, mais la portée de la discussion, pour la majorité, dépasse rarement celle qu'elle aurait de personne à personne. C'est la loi du bouche-à-oreille, confiné aux cercles des familles et des amis. Enfin, il faut aussi savoir que « les sujets les plus populaires de ceux qui écrivent ne sont pas nécessairement les plus lus » (Lapointe et Drouin, 2007). Pour illustrer cet état de fait, je vous invite à jeter un oeil sur ce blogue inoffensif et très personnel, qui parle des joies de l'enseignement, mais aussi de tout et de rien : ehbendisdonc.blogspot.com. Il est l'œuvre d'une « employée du secteur tertiaire qui enseigne au secondaire à des jeunes qui ne veulent qu'assouvir leurs instincts primaires ». Les réactions aux publications ne dépassent rarement une dizaine de commentaires, pour les textes les plus populaires, et ce, malgré une durée de vie de quatre ans déjà. Vous pouvez également visiter, pour comparer, ce blogue d'Olivier Duhamel : linstigateur.blogspot.com consacré à la politique et à l'actualité québécoise, dont les billets suscitent également peu ou pas de commentaires. Évidemment, ces exemples ne prétendent pas représenter tous les blogues, mais sont des exemples fréquents.
Blogues et journalisme citoyen
Le public des médias comme des blogues n'est pas un gage de qualité. Le fameux débat sur la définition réelle du journalisme, la diminution de la qualité et de la fiabilité de certains médias et la tendance « people » ou au sensationnalisme se répercutent également dans l'évolution des blogues. Que des gens aux premières loges d'un cataclysme mettent en ligne photos, vidéos et information de premier ordre est un réel avantage pour l'information publique, mais certainement pas pour le débat public. Et c'est là, à mon sens, que doit résider le principal enjeu de la distinction blogue/journalisme citoyen/journalisme professionnel. Le journaliste peut, lui, se nourrir à quelques blogues réputés pour leur crédibilité et leur apport à des sujets d'actualité, mais il est permis de croire qu'il est, par les moyens dont il dispose, celui qui est encore aujourd'hui le plus à même de fouiller l'information et de fournir les faits les plus justes. Prenons pour exemple les blogues de politiciens. Ces derniers l'utilisent pour débattre, transmettre de l'information, maintenir un lien. Ils peuvent être intéressants pour les journalistes, mais peut-on prétendre avoir là des informations valables? Aucun fait ne peut réellement faire son chemin par la langue de bois sans une enquête et un décorticage adéquat des sous-entendus et la mise en perspective des promesses déjà faites.
Il est futile de croire, à mon avis, que tout le monde peut, même avec la force du groupe, surpasser l’efficacité du journalisme institutionnalisé. Je ne crois pas non plus que les citoyens peuvent même aspirer à faire partie de cette institution, dussent-ils écrire parfaitement et avoir les meilleurs scoops. Leur seule façon d'apporter une contribution significative est d'effectuer une recherche rigoureuse et appuyée pour produire leurs billets. Le journalisme citoyen est un produit de la société de consommation et de son goût pour l'immédiateté et le sensationnel. Il y a un engouement certain qui découle des mêmes tendances à consommer de la nouvelle bonbon et facile à digérer. Évidemment, comme ailleurs, il y a réellement des gens qui participent aux débats, qui s’impliquent, qui se documentent et qui savent de quoi ils parlent, et ce, autant dans une salle de conseil municipal que sur un blogue. Ces gens ne sont pas la majorité et, par conséquent, les blogues ne sont pas tous dignes d’intérêt et réellement impliqués dans les débats publics. Je fais ici un parallèle avec le courrier des lecteurs et les tribunes téléphoniques : il y a des gens qui écrivent ou appellent constamment. Cette implication est déjà existante. Dans la complémentarité que peuvent offrir les blogueurs au journalisme, on est plus à même de retrouver le fait divers que les sujets de débat politique, du fait de l'accessibilité à la documentation ou aux sources de premier ordre.
Liberté d'expression et contrôle de l’information
Inévitablement, les notions de contrôle des blogues et de leur contenu par les propriétaires des sites ou de l’entreprise média qui les hébergent, de liberté d'expression et de droit à l'information reviendront systématiquement dans les débats sur l'usage du blogue et l'interaction entre blogueurs et journalistes. L'un des avantages majeurs des blogues citoyens est d'éviter que la couleur politique d'un média ou des responsables de l'agenda, les journalistes en l'occurrence, sélectionnent les nouvelles à la lumière, inévitablement subjective, de ce qui leur semble important pour le lectorat ou l'auditoire. En ce sens, l'engouement de plus en plus prononcé des journalistes pour certains blogueurs, spécialement ceux qui traitent de politique ou de sujets chauds, apportera certainement des questionnements nouveaux. Les grandes questions qui sont déjà dans toutes les bouches et qui font l'objet de spéculations de toutes sortes sont : quel est le rôle qui sera dévolu au journaliste « professionnel » dans cette aventure de l'information sur le Web et quel est celui du blogueur (qui affirme ne pas être un journaliste)? De quelle façon pourront se développer ces interactions harmonieuses dans l'intérêt du débat public sans tomber dans les dérapages? Pour plusieurs blogues, il est impossible de connaître la véritable identité des auteurs. Il est également difficile de connaître tout l'envers du décor des idées ou des faits rapportés. Ainsi, qui contrôle vraiment? L'avenir le dira. Peut-être.
Bibliographie
Cardon, Dominique et Hélène Delaunay-Teterel. 2006. « La reprodution de soi comme technique relationnelle. Un essai de typologie des blogs par leurs publics ». In: Réseaux 4/2006, No 138, pp. 15-71.
Duhamel, Olivier. 2010. L'instigateur. Blogue [En ligne] URL: http://linstigateur.blogspot.com/. Consulté le 11 avril 2010.
Fédération professionnelle des journalistes du Québec. 2010. « Devenir journaliste », site Internet de la FPJQ. [En ligne] URL: http://www.fpjq.org/index.php?id=113. Consulté le 9 avril 2010.
Gloaguen, Laurent. 2004. C'est quoi un blogue? [En ligne]. URL: http://embruns.net/carnet/etude-du-blogue/cest-quoi-un-blogue.html. Consulté le 11 avril 2010.
Houdassine, Ismaël. 2009. « Les nouveaux métiers ». In: Le Trente - Dossier Journaliste à tout faire, vol. 33, No 9, octobre, pp. 12-13.
Lagacé, Patrick. 2007. « Onze messages, onze! ». Cyberpresse Blogues. [En ligne] URL : http://ww.cyberpresse.ca/article/20070116/CPBLOBGUES14/7011616&blogdate=20070116&cacheid=20070116%5C. Consulté le 11 avril 2010.
Lapointe, Pascal et Josée Nadia Blouin. 2007. « Le blogue pour les nuls ». In Science, on blogue! Le nouveau monde d'Internet. Québec: Éditions MultiMonde, pp. 39-52.
Lazar, Judith. 1995. L'opinion publique. Paris : Dalloz, 147 p.
Le Meur, Loïc. 2007. Blogs & Podcasts. Paris : Dunod, 198 p.
Le Prof. 2010. Blogue Eh ben dis donc... [En ligne] URL: http://ehbendisdonc.blogspot.com/. Consulté le 11 avril 2010.
Rey-Debove, Josette et Alain Rey. 2002. Le nouveau Petit Robert. Dictionnaire alphabétique et analogique de la langue française. Paris : Dictionnaires Le Robert, 2949 p.
Singer, Jane B. 2006. « Journalists and News Bloggers : Complements, Contradictions, and Challenges ». In : Uses of Blogs. New York : Peter Lang Publishing, Inc., pp.23-32.
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